Entrepreneurs, plantez-vous !

L’aventure entrepreneuriale commence par une simple idée, qui se transforme ensuite en produit ou service, dont la qualité dépend de l’exécution. En effet, l’idée reste relativement simple à trouver, c’est la qualité d’exécution qui fera la différence entre un échec et une success story.

Un entrepreneur doit identifier ses défauts comme ses qualités. Les défauts sont souvent identifiés lorsqu’on subit des échecs, en se remettant en question. Ce sont ces leçons apprissent lors d’échecs qui permettront à l’entrepreneur d’augmenter ses chances de réussite dans ses prochains projets.

La perception de l’échec en France

En France, l’échec d’une entreprise est hélas mal perçu. Ce sont souvent des personnes ne prenant pas de risque dans leur vie qui sont les premiers à vous le rappeler, notamment pour conforter leur choix de ne pas prendre de risques.

En règle générale, ces personnes auront le comportement suivant :

  • En cas d’échec : « Tu n’aurais pas dû prendre de risques, je te l’avais dit ! »
  • En cas de réussite : une forte jalousie et un soupçon de triche

D’autre part, la Banque de France effectue un fichage des entrepreneurs qui ont subi des échecs. Ce fichage empêche notamment d’emprunter aux banques dans le cas d’un nouveau projet, puisque les banques consultent cette notation avant d’accorder un prêt aux professionnels.

Cependant, il y a du changement, comme indiqué plus bas.

La perception de l’échec aux États-Unis

Aux États-Unis, la culture de l’échec est véritablement ancrée dans le parcours entrepreneurial. La perception est très différente puisqu’un échec est vécu comme une leçon à retenir, qui permettra à l’entrepreneur de mieux rebondir et ainsi, augmenter ses chances de réussite dans ses futurs projets.

Par exemple, il existe FailCon, un évènement qui rassemble des entrepreneurs ayant subi des échecs dans le cadre de conférences. L’objectif est de partager ses douloureuses expériences pour l’enrichissement de tous.

D’autre part, les États-Unis sont connus pour avoir un grand respect pour les entrepreneurs alors qu’en France, le dénigrement est important.

Sergey Brin, cofondateur de Google, parle de son échec avant la création de Google :

Apprendre de ses échecs

Dans un échec, il faut identifier les raisons et notamment, sa part de responsabilité. L’objectif est de comprendre son origine pour ne plus que l’erreur se reproduise dans le futur.

Un échec peut s’avérer plus ou moins conséquent en fonction de la situation :

  • Si votre entreprise n’a plus d’argent et votre situation personnelle est difficile, le dépôt de bilan peut être une solution pour passer à autre chose.
  • Si vous avez encore des moyens financiers et humains, vous pouvez réajuster votre stratégie

Il est donc préférable d’accepter un échec, l’analyser et identifier sa part de responsabilité.

Laurent Bourrelly, célèbre consultant en référencement, partage sa vision de l’échec :

Vers une évolution de la mentalité française ?

L’arrivée du FailCon en France marque le début d’un changement de mentalité amorcé par l’impact des réflexions américaines sur le sujet. La culture de l’échec se développe doucement mais efficacement en France.

Ce changement est également marqué par la Banque de France, qui ne procédera plus à un fichage des entrepreneurs prochainement. Ce qui permettra aux entrepreneurs de mieux rebondir.

Pour conclure, soyez persévérant ! Un échec est une source d’enseignement qui vous permettra de mieux réussir dans le futur. Ne baissez pas les bras, battez-vous !